Le séminaire qui s’est déroulé au Centre d’accueil protestant à Gombe, visait à concevoir un plan général pouvant conduire à la modernisation simultanée de laboratoires de cet établissement public.
Dans son mot de clôture, le directeur général intérimaire de l’OCC, Albert Kasongo Mukonzo, a indiqué que la vision de l’OCC ne se limitera plus seulement à la recherche continue de la satisfaction de ses clients. Mais, elle visera davantage l’accréditation de ses laboratoires d’essais d’ici 2012 dans le domaine de l’eau de boisson, des produits miniers et du ciment portland normal. Avant d’ajouter : « Cette accréditation amènera à une reconnaissance de la compétence de nos laboratoires concernant les essais sur le plan international et constituera ainsi un atout majeur pour le marketing de l’OCC ».
En bon père de famille, le DG Albert Kasongo a promis de faire siennes les résolutions issues de ces travaux. Après s’être engagé à veiller à leur stricte application, il a sollicité l’implication responsable de tous les processus d’appui, clé de l’Office. Allusion faite ici notamment aux départements administratifs, des services généraux, financier ainsi que les directions provinciales et agents en ce qui concerne le traitement des dossiers de laboratoires de cet Office.
Aussitôt, dit aussitôt fait, le directeur général a fait savoir sa première action corrective sur un protocole d’accord signé avec la SGS/Certification pour la formation de trente auditeurs internes, dont vingt-cinq pour les laboratoires. Cette formation va, selon Albert Kasongo, pallier le manque criant de formation adéquate en Management de Système Qualité (MSQ) dans les laboratoires d’essai de cet Office.
Le plutôt possible
« Dès maintenant, le chef de département des laboratoires et le responsables Qualité de l’OCC doivent mettre en œuvre et me tenir informé pour que cette formation ait lieu le plutôt possible. Dans le souci de démontrer la compétence telle que l’exige la norme ISO/CEI 17025 : 2005, le directeur général Albert Kasongo, a promis la tenue d’autres formations sur les exigences de management et les exigences techniques.
Au terme de ces assises, les participants ont, de leur côté, formulé plusieurs propositions à l’endroit de la direction de l’OCC, à savoir la mobilisation des fonds nécessaires à l’étalonnage des équipements et matériels de laboratoires, la construction des laboratoires modernes répondant aux normes requises en la matière, processus d’accréditation, l’intercomparaison des essais interlaboratoires, l’acquisition des matériaux de référence, l’acquisition des vidéoprojecteurs pour les formations du personnel en Internet, le développement de l’Internet.
Il a aussi été proposé à la direction générale de l’OCC d’impliquer tous les départements centraux qualité ayant des liens directs avec les activités d’essais de laboratoires de chimie et de microbiologie dans l’implantation du système qualité en vue de les accompagner dans leur accréditation.
En outre, la direction générale devra accorder la prime de risque au personnel des laboratoires. Mais aussi la prime de travail pour l’habilitation du personnel. A la direction générale, il a aussi été recommandé de disponibiliser les frais de fonctionnement des laboratoires de chimie et de microbiologie.
Les participants ont aussi proposé que les laboratoires de chimie et de microbiologie remplissent un certain nombre de tâches, à savoir identifier et nommer les responsables qui mettront en place le système de management de qualité et les actions correctives ; établir le planning d’actions avec chronogramme et responsabilité des acteurs ; documenter les formations continues des analystes ; réglementer les accès dans les installations des laboratoires ; tenir des revues de direction annuelles ; s’inspirer du manuel qualité harmonisé pour la rédaction de leurs procédures d’ordre général et autres documents du Système qualité ; appliquer le tarif officiel OCC 2002 pour le payement de leurs prestations en attendant sa révision ; facturer leurs prestations d’essais sur les échantillons déposés par les instances judiciaires conformément à la note circulaire du Procureur général de la République y relative.
A noter que ces assises font suite à l’atelier organisé du 2 au 12 août 2010 par Mme Elizabe Truter, l’expert de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC). Ces rencontres ont permis de relever, après une évaluation au sein des installations des laboratoires de chimie et de microbiologie de l’OCC/Kinshasa, certains écarts par rapport aux exigences de la norme 17025.
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