« J’aimerais souligner ici l’importance de la vérification du contrôle des normes des produits destinés à l’import et à l’export », a précisé le ministre Bernard Biando Sango. Avant d’ajouter : « Il s’agit là d’une mission capitale que vous devez accomplir avec abnégation, dévouement et sans faille, puisque la vie de nos populations en dépend ».
Balayant d’un revers de la main la conception erronée d’une certaine opinion, taxant l’OCC d’un service « percepteur » ou « taxateur », le ministre du Commerce a précisé que cet office mérite d’être qualifié d’un service prestataire. C’est à ce titre qu’il a évoqué la nécessité de vulgariser les activités de l’OCC qui, jusque là, ne sont pas encore bien comprises par la population.
Ce qui cadre bien avec la vision de cet Office qui a l’ambition de devenir un organisme leader, reconnu au niveau international pour son soutien aux efforts de développement économique, industriel et au progrès social en RDC.
Écueils rencontrés
Le ministre du Commerce a, en bon père de famille, promis de doter les laboratoires de l’OCC d’équipements performants qui lui permettront d’écourter la durée des analyses et donner des résultats fiables. Malgré d’importantes mesures qu’il envisage de prendre en faveur de l’OCC, le ministre Bernard Biando n’hésitera certainement pas de « recadrer les faiblesses et punir sévèrement quand il le faudra pour l’intérêt de l’OCC ».
Dans son intervention, le secrétaire général au Commerce, Albert Minga Bope Kwete, a invité les agents de l’OCC au strict respect du code d’éthique. Honoré par la visite du ministre du Commerce dans son entreprise, le Directeur général ai de l’OCC, Albert Kasongo Mukonzo, s’est saisi de l’occasion pour lui exposer les écueils rencontrés au sein de l’OCC pour la réalisation de son activité multisectorielle.
Au plan exogène, il s’agit notamment de la réduction du taux des prestations de l’OCC à l’importation qui a non seulement provoqué la rupture des équilibres budgétaires financiers, mais aussi et surtout installé l’entreprise dans une situation déficitaire et de cessation progressive des paiements.
Au plan endogène, le DG Albert Kasongo a fait noter l’urgence qu’il importe à la fois de mettre fin au contentieux des immeubles de l’ex-société zaïroise de surveillance, dissoute en 1973 et d’assurer à l’OCC une jouissance paisible des dits immeubles.
Par ailleurs, ce tas de problèmes n’a pas empêché l’OCC de réaliser dans son actif plusieurs actions au cours des exercices 2008-2009. Il s’agit entre autres de la construction, sur fonds propres, d’un bâtiment administratif de l’OCC/Goma, dans la Province du Kivu, et du bâtiment d’exploitation de l’OCC/Kasumbalesa à Lubumbashi ainsi que la mise en œuvre d’un laboratoire à Mbandaka, dans la province de l’Equateur.
Résolument engagé vers sa modernisation, l’OCC a, en croire Albert Kasongo, implanté des laboratoires à travers toute la RDC, créé un système de management de qualité et obtenu son accréditation pour être reconnu au niveau mondial. Dans le même registre, cet Office construit son futur bâtiment d’exploitation de Nkala-Nkala à Matadi dans le Bas-Congo.
Date : 7 mai 2010
Source : © Le Potentiel, Bienvenu Ipan
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