Le coltan est actuellement l’une des matières les plus recherchées à travers le monde, pour la fabrication des téléphones cellulaires et des ordinateurs.
Malheureusement, les recettes d’exploitation de cette aubaine qu’a la RDC, échappent au trésor public. L’un des contrebandiers à la base de cette situation, un gambien, a été arrêté le mardi 20 avril dernier à l’aéroport de N’djili. Dans son escarcelle, plus de 1700 kg de coltan. Lui-même, sans papier et manquant un document officiel d’autorisation.
De plus en plus, le congolais ouvre l’oeil par rapport à sa richesse. Hier mardi 20 avril 2010 à l’Aéroport International de N’djili, les agents de l’Office congolais de contrôle (OCC), ont mis la main sur un colis de 1700 Kg de coltan. Cette cargaison appartient à un homme de nationalité gambienne.
Pour le moment, le colis est gardé dans l’entrepôt de l’OCC à N’djili. Son propriétaire sera jugé pour le trafic illicite et pillage des ressources de la RD Congo.
Chose étonnante, sans document, le gambien circule à travers le pays comme un électron libre, sans être interpellé par qui que ce soit. C’est le cas de dire qu’à l’Est de la RD Congo, on trouve les groupes armés qui facilitent cette transaction d’exploitation illégale des minerais.
En 10 ou 15 ans de guerre, la RDC a perdu, avec l’exploitation frauduleuse du coltan, beaucoup d’argent. Surtout que cette contrée du pays renferme plusieurs carrés miniers capables de rapporter beaucoup à la cagnotte de l’Etat. Selon certaines sources, le coltan se vend entre 20 et 25 dollars américains le kilo. Pour mémoire, en 2009, un expatrié avait été arrêté avec un lot de diamants de plusieurs carats.
L’Etat congolais doit avoir l’oeil d’aigle et les services d’immigration doivent être d’une vigilance tous azimuts. Le Congo n’a qu’été trop saigné par des malfrats comme ceux-ci. A l’Est où les frontières sont poreuses, le contrôle doit être consolidé.
Date : 22 avril 2010
Source : © Le Potentiel
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